Recouvrir les racines exposées, renforcer une gencive fragilisée : un guide clair pour aborder l'intervention sereinement.
Lorsque la gencive se rétracte — on parle de récession gingivale ou de déchaussement — la racine de la dent se retrouve progressivement exposée. Cette zone, non protégée par l'émail, devient souvent sensible au chaud et au froid, plus vulnérable aux caries radiculaires, et la dent peut paraître « allongée ». Notre page dédiée aux signes qui doivent alerter vous aide à faire le point.
La greffe de gencive est une intervention de chirurgie plastique parodontale qui poursuit deux objectifs, isolément ou ensemble : recouvrir la racine dénudée et épaissir un tissu gingival trop fin pour stopper la progression de la récession. Le greffon est le plus souvent prélevé au palais du patient, ou remplacé dans certains cas par un matériau de substitution.
Un préalable essentiel : la greffe n'est réalisée que sur des gencives assainies. Une maladie parodontale active est d'abord traitée et stabilisée avant toute chirurgie.
Récession visible, dents qui semblent s'allonger, gêne esthétique au sourire : la greffe peut recouvrir tout ou partie de la racine, selon la situation initiale.
Douleurs brèves au froid, au chaud ou au brossage sur les collets dénudés. Recouvrir la racine contribue souvent à réduire cette hypersensibilité.
Épaissir un tissu fragile pour stabiliser une récession, sécuriser un traitement orthodontique ou consolider les tissus autour d'un implant.
Chaque situation est unique : seul un examen clinique confirme l'indication et la technique. En attendant, notre autodiagnostic en ligne vous donne une première orientation.
1. La consultation préalable. Le Dr. Rebecca Cohen examine vos gencives, mesure les récessions et évalue l'épaisseur des tissus. Elle vous explique la technique retenue — greffe épithélio-conjonctive ou greffe de conjonctif enfoui, selon l'objectif — et vous remet un devis détaillé ainsi que les recommandations pré-opératoires.
2. L'intervention. Elle se déroule au cabinet, sous anesthésie locale : le geste lui-même est indolore. Le greffon est prélevé au palais puis positionné sur la zone à traiter et maintenu par de fines sutures. Vous repartez le jour même, avec une ordonnance et des consignes écrites.
3. Le suivi. Un rendez-vous de contrôle est programmé, et les sutures sont généralement retirées après 10 à 15 jours. Pour situer cette étape dans votre parcours global, consultez le déroulement des soins au cabinet.
Soyons honnêtes : les jours qui suivent une greffe gingivale ne sont pas totalement anodins, mais ils sont le plus souvent bien tolérés. La zone de prélèvement au palais est généralement la plus gênante ; les antalgiques prescrits suffisent habituellement à rester confortable. Un léger gonflement peut apparaître : il s'estompe normalement en quelques jours.
Pour favoriser une bonne cicatrisation pendant les deux premières semaines :
La plupart des patients reprennent leurs activités quotidiennes dès le lendemain ou le surlendemain. En cas de doute pendant la cicatrisation, le cabinet reste joignable.
Les résultats dépendent du type de récession, de la qualité des tissus et de l'hygiène post-opératoire. Selon les cas, l'objectif est un recouvrement partiel ou complet de la racine, ou un épaississement durable qui stabilise la situation et protège la dent. Le résultat esthétique final s'apprécie après plusieurs mois de maturation des tissus. Lors de la consultation, le Dr. Cohen vous présente un objectif réaliste, adapté à votre situation.
Le coût varie selon la technique et le nombre de sites à traiter : il n'est annoncé qu'après examen, sous la forme d'un devis écrit et détaillé. Retrouvez les modalités de prise en charge sur la page tarifs et remboursements.